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Vacances Toussaint 2020 : La Yogathérapie

Nous espérons que vous vous portez bien et que vous prenez le temps de vous chouchoutez. Si ce n’est pas encore fait, oser le faire, c’est le meilleur moment pour se lancer. Ne serait-ce que quelques minutes pour appréciez une boisson chaude réconfortante, un temps de silence, contempler un arbre ou des enfants  en train de jouer. Si vous avez plus de temps, prenez un bon bain chaud ou offrez-vous un soin, un massage…bref, vous l’avez compris avec le temps automnal bien installé, et tous les changements que nous vivons, il est primordial de se mettre au premier plan afin de garder le cap, et d’ajuster au plus juste notre discernement pour pouvoir aider au mieux les autres.

Dans ce contexte, il nous ait paru intéressant de vous parler de la Yogathérapie, un outil puissant, transformant et à la portée de toutes et tous.

Nous allons tenté de vous présenter cet accompagnement synthétiquement, en répondant à 4 questions que l’on nous pose couramment :

Qu’est-ce que c’est ?

La yogathérapie est un cours de yoga individuel adapté à la personne selon son unicité, à savoir ses prédispositions physiques, émotionnelles et mentales, et le motif de sa demande. Voici quelques exemples de demandes que nous accompagnons: « Je souhaite soulager mon mal de dos », « J’aimerai avoir de la force », «  Je souhaite traverser la période de la ménopause sereinement », « J’aimerai mieux gérer le stress et mon tempérament impulsif », « Je souhaite oser exprimer mes besoins et dire non », « J’aimerai être moins éparpillé.e dans mon travail »…etc. Les outils du yoga sont choisis pour chaque personne et mis à profit dans cette démarche.

Est-ce qu’elle s’adresse aussi à des personnes porteuses de handicaps ? 

Oui bien sûr, la yogathérapie accompagne les porteurs de handicaps physiques, émotionnels et mentaux, sauf avis contraire du médecin. La yogathérapie accompagne les parcours médicaux en parallèle. Elle ne se soustrait en aucun cas à la médecine allopathique. Elle s’adresse aux jeunes, aux moins jeunes, aux hommes, aux femmes, à toutes les catégories socioprofessionnelles confondues…à tout le monde en fait tant qu’il y a un objectif à la clé. 

Concrètement, le jour du rendez-vous comment cela se passe-t-il ?

Au préalable, nous échangerons sur vos besoins, et vous déterminerez le temps et le moment de la journée que vous jugerez juste de vous accordez pour atteindre votre objectif.

Puis, nous vous demanderons d’effectuer précisément des mouvements, des respirations et des postures, afin de repérer vos spécificités.

Nous vous dessinerons sur papier, une pratique quotidienne personnalisée. Elle sera pour vous et uniquement pour vous. Une personne ayant le même besoin que vous, aura une pratique différente de la vôtre. Pourquoi ? car vous être unique et elle aussi.

Et après ?

Vous devenez actrice ou acteur de votre changement. Vous êtes responsable de vous-même. Et en repartant avec votre propre pratique de yoga, vous vous engagez à la vivre tous les jours afin d’atteindre votre objectif.

Selon les demandes, et les retours que nous avons, vous pouvez ressentir les premiers effets entre 3 et 15 jours, et atteindre votre objectif au bout de 1,5 mois à 6 mois. La confiance en vous, la ferveur et la régularité que vous accorderez à votre pratique, seront évidemment déterminantes dans votre progression.

Nous espérons que ces quelques mots vous auront permis de mieux appréhender cet outil, et si vous souhaitez davantage d’information, nous restons à votre disposition.

Nous vous souhaitons une excellente journée et de belles vacances si vous partez.

https://mailchi.mp/5a589893c409/shanti-yoga-ayurveda-et-culture-indienne-vacancestoussaint2020


Octobre 2020 : L’Automne 
Prenez le temps de vous chouchouter en ces temps très frais voir froids, car la transition entre l’été et l’automne a été très rapide.

Par conséquent, le corps et la tête n’ont pas eu le temps de s’y préparer. Comme tous changements, surtout brutaux comme ceux-ci, cette transition saisonnière génère du stress, même s’il reste anodin (on sait que c’est l’automne après l’été). Et ce stress demande beaucoup, beaucoup d’énergie à notre corps et à notre mental pour s’y adapter. Donc soyez doux avec vous-même et accompagnez-vous dans cette démarche.

Commencez par alléger votre planning, quand cela est possible bien sûr, des sorties superflues et d’aller à l’essentiel. Nous rentrons dans la saison Vata, qui est caractérisée par le froid, la sécheresse, le mouvement entre autre. Donc ralentir le rythme et se nourrir d’éléments réchauffants.

Pour se faire, vous pouvez commencer, dès le matin au réveil, par boire de l’eau chaude, après avoir brossé vos dents et gratté votre langue. Cela va ramener de la chaleur dans votre corps et réveiller votre foie en douceur, qui adore la chaleur, et le préparer pour la journée.

Le matin vous pouvez vous préparer une décoction de gingembre (élément échauffant le corps), que vous pourrez siroter tout au long de la journée, en l’emportant dans votre bouteille isotherme.

Pour la décoction, coupez 5 cm de gingembre en tranche, en ayant retiré la peau au préalable, et jetez-les dans 1 litre d’eau bouillante dans une casserole. Laissez chauffer à feu doux pendant 20 min. Ensuite, retirez la casserole du feu et couvrez pendant 15 min, afin de laisser encore infuser, et c’est prêt.

Shanti est présent aussi pour prendre soin de vous et vous accompagner au plus juste dans vos besoins. Nous vous transmettons le programme de nos activités pour la saison 2020-2021.

https://mailchi.mp/ed394c8f96a5/shanti-yoga-ayurveda-et-culture-indienne-juin2020-7863586?e=6821ece9a0

 


Juin 2017Éveillez-vous à votre potentiel de changement: les 5 Kleśāh

2-3 Avidyāsmitārāgadvesābhiniveśāh kleśāh

Selon les Yoga Sutra (Livre II) de Patañjali, il y a cinq kleśāh, définis comme les 5 souffrances qui viennent de soi. Il y a aussi celles qui viennent des autres, et des désastres naturels mais elles ne sont pas traitées dans cet aphorisme. Le yoga est avant tout un travail sur soi. Ces souffrances qui viennent de soi-même, peuvent être représentées comme des petits génies espiègles, qui sont capables de nous inhiber dans notre action, ou bien de nous détourner dans notre quête d’évolution spirituelle. Les 5 souffrances que nous allons aborder se nomment : Avidyā, Asmitā, Ragā, Dvesa et Abhiniveśāh.

Avidyā la première, la plus subtile, représente la méconnaissance. C’est l’incapacité de voir les choses pour ce qu’elles sont. On croit que l’on sait, alors que l’on est dans l’erreur.  C’est le degré de lucidité que nous avons sur nous-même. Par exemple, si quelqu’un juge une autre personne, il n’a qu’une seule partie des informations, une seule facette de cette personne, il ne connaît pas tout, il n’est pas dans sa tête, dans tous ce qu’elle a vécu jusqu’à présent ce qui fait ce qu’elle est, aujourd’hui. Et si il se met à la juger, il est dans l’ignorance, dans l’erreur car il pense tout savoir d’elle alors qu’il n’en est rien.

Vient ensuite Asmitā. C’est la tendance à surmonter notre ego. Ici, le « Je » devient trop important, il s’impose aux autres, il devient donc une entrave sur notre chemin car on s’isole du reste du monde et on ne peut plus avancer. A l’origine, le « Je » nous indique et nous rappelle que nous sommes relié en permanence à la totalité, à ce qui nous entoure. Nous ne nous sommes pas fait tout seul et nous sommes indéniablement relié aux autres. C’est le cas par exemple de quelqu’un qui s’attribue seul les mérites d’un travail collectif.

La troisième souffrance nommée Ragā correspond à la passion, la flamme du désir qui cause la dépendance au plaisir. C’est l’attachement. Nous sommes attachés à quelque chose, à quelqu’un, qui nous empêche de quitter notre zone de confort pour explorer un territoire plus inconnu qui va nous faire évoluer. La dépendance en excès à la nourriture, c’est un exemple d’attachement. Elle peut entraîner prise de poids et occasionner des problèmes de santé. Egalement, si une personne est excessivement attachée à quelqu’un, elle sera poussée à faire le maximum pour lui afin qu’il reste au plus près d’elle. Et dans ce cas, cette personne n’est plus sur son chemin, elle stagne car elle dirige toute son énergie vers autre chose.

Quand à Dvesa, elle représente la répulsion, la réaction de défense excessive. A l’état normale, cette attitude d’opposition nous protège, elle nous sauve. Cependant en excès, elle est nocive pour nous et se transforme en agression. Si on reprend l’exemple sur la nourriture, à contrario, si une personne est en rejet excessif de celle-ci, elle bascule dans l’anorexie. On le retrouve aussi chez certaines personnes qui sont sans cesse en opposition et qui agressent autrui, sans s’en rendre compte.

Enfin, Abhiniveśāh c’est la peur, la peur de perdre la vie qui entraine toutes les autres peurs afin de nous protéger en cas de réels dangers. En excès, les peurs interviennent lors de situations identifiées ou bien inopinément, et si nous les laissons nous envahir, avec le temps, elles occuperont toute la place dans notre vie pour enfin compléter la diriger. Les peurs nous conduisent vers différentes actions possibles. Elles peuvent nous pousser à prendre la fuite régulièrement, c’est le cas de certaines personnes qui ne parviennent pas à maintenir une relation amoureuse stable dans le temps, et qui rompt volontairement à un moment donné. Elles peuvent aussi nous figer dans nos actions, par exemple nous empêcher de pousser la porte d’un centre de yoga pour faire son premier cours !! (Sait-on jamais !!). Enfin, elles peuvent aussi nous pousser à faire semblant. Si une personne affiche clairement que tout va bien dans son travail, mais elle sait qu’au fond d’elle-même, elle n’est pas heureuse. Elle pourrait en parler à son mari, revoir ce qui ne va pas, et peut-être quitter ou changer de lieu de travail. Cependant, la peur de perdre reste plus forte et elle préfère feindre mais jusqu’à quand…

Toutes ces souffrances existent, cependant elles deviennent un barrage sur notre chemin lorsqu’elles se manifestent de manière excessives sur un objet ou une personne, en lieu et moment inappropriés.

Pour sortir de cela, il est bon de travailler sur l’élément le plus grossier : la peur. Il est nécessaire de l’identifier et de la vaincre en s’appuyant notamment sur la Confiance-Śraddhā (cf. article bulletin mensuel mai-juin 2017).
Ainsi, ceci permettra de tempérer son opposition et de sortir de l’agression.
Par la suite, en gagnant chaque jour un peu plus confiance, on commence à lâcher-prise, et à être dans le détachement de ce qui nous entoure. On se sent plus libre et léger.
Par conséquent, notre identification au « Je » sera plus juste et directement reliée aux autres. Les abus possibles envers ces derniers disparaîtront.
Enfin, cela affinera notre discernement sur nous-même, et nous permettra de prendre davantage de recul sur ce que nous pensons connaître ou pas. Nous adopterons plus aisément une attitude d’humilité face à une situation appropriée.

Nous vous souhaitons à Toutes et à Tous, l’Equipe Shanti, Karine et Amir, une période estivale expérientielle, lumineuse et festive.


Avril et Mai 2017 : Śraddhā signifie la confiance selon les Yoga-sūtras de Patañjali, ces textes sanskrits représentent l’une des très belles sources du yoga.

Voici le sūtra, qui représente un ensemble d’aphorismes, sur la confiance.

1-20   Śraddhā vīrya smŗti samādhi prajnā pūrvakah itareșām

Profitez de votre force intérieure

Souvent traduit par «foi», le śraddhā est davantage traduit par la confiance en soi, la confiance en l’autre, la confiance dans la vie. Si vous faites consciemment un effort pour obtenir une plus grande clarté, alors votre confiance ( śraddhā ), sera soutenue par la force et la persistance ( vīrya ), pour se souvenir de votre direction ( smŗti ), afin d’atteindre votre objectif de compréhension totale et claire ( samādhi prajnā ).

Śraddhā représente votre force intérieure. Quand vous êtes perdu dans les bois et que progressivement, les espaces s’assombrissent. Il reste une ressource profondément installée en vous qui vous souffle à l’oreille que vous trouverez un moyen de vous en sortir. Même si la panique arrive et met la zizanie dans votre corps et dans votre tête, śraddhā est toujours là, présent, profondément ancré, il patiente, il attend que vous veniez le chercher. Pour le remettre au premier plan, il vous sera nécessaire de vous appuyer sur une base solide, immuable qui vous relie à lui rapidement: votre souffle. Centrez-vous sur votre respiration, en conscience, sur chaque inspire et sur chaque expire, et progressivement la confiance reprendra place. Śraddhā est votre force de guidance intérieure qui vous pousse à continuer à mettre un pied devant l’autre jusqu’à ce que vous sortiez du bois. Cette ressource est l’un de vos plus grands atouts. Alors cultivez-le, prenez en soin et ne le laissez pas passer au second plan, car il est unique et sacré en chacun de nous. C’est notre moteur pour avancer alors respectez-le.

Dans le sutra 1.22, Patañjali indique justement que śraddhā est apte à diminuer et à fluctuer. Il y a des jours où vous vous sentez plus confiants, plus sûr de vous-même et d’autres moins. Dans les moments moins favorables, ressourcez-vous auprès de personnes inspirantes (professeur, ami, partenaire de vie…), de lieux méditatifs (parc, site historique, musée…)  ou d’activités créatives (yoga, lecture, dessin, chant…) qui vont augmenter votre confiance. Le potentiel de cultiver le śraddhā est en vous, même si vous ne pensiez pas en avoir conscience, vous êtes acteur de votre confiance en vous.

La plupart des défis quotidiens ne sont pas aussi dramatiques que d’être perdu dans les bois. Cependant, lorsque vous êtes confronté à une période de stress au travail, ou que vous devez gérer une relation difficile ou un problème de santé, rappelez-vous que, vous avez cette force intérieure qui peut vous aider à traverser ces passages difficiles. Plus vous cultiverez votre śraddhā, plus il s’installera facilement au premier plan et avec de l’entraînement et de la patience, il y restera comme un pilier profondément installé depuis toujours.

Le centre Shanti – Yoga, Ayurvéda et Culture Indienne, son équipe, Karine et Amir vous souhaitent une belle pratique à toutes et à tous.


Mars 2017 : Education intégrale

L’Unité passe par le savoir-faire mais surtout le savoir-être. Depuis tout petit, on nous enseigne des savoirs pour vivre en communauté, à l’école et dans notre métier. Combien de temps passons-nous pour trouver l’unité ? La joie pour la joie. De s’occuper de soi dans un but désintéressé.

Dans une journée, il y a 1140 minutes. Peut-on trouver 1, 2, 5,10 minutes pour soi?

L’Education intégrale est à la base l’équilibre de 3 différentes facettes de l’être, qui comprend :

– L’Education Physique définit par le travail avec le corps autour des activités physiques et sportives afin de le maintenir en pleine santé.

– L’Education Vitale qui représente la manière de gérer les émotions, nos émotions : les identifier, les accueillir et les traverser pour continuer à grandir.

– L’Education Mentale permet de travailler la logique et le raisonnement afin de prendre des décisions et d’orienter les choix sur le plan rationnel.

Le but n’est de parfaire ces différentes facettes, mais de trouver la joie, l’unité dans un équilibre dynamique. Répondez à cette question. QUE-CE QUI VOUS DONNE LA JOIE ? Sont-ce vos proches (famille, ami(e)s, enfants, conjoint(e)? votre travail? votre activité de loisirs? …

Il n’y a pas la réponse dans ce message, mais juste un message. Si je suis heureuse/heureux, cela rejaillira sur autrui. La joie se transmet automatiquement aux autres, comme toutes les autres émotions (peur, colère…), alors cultivez la joie. Peut-être qu’un jour sera plus difficile que d’autre, et sur votre chemin vous croiserez une personne qui à ce moment-là, vivra dans la joie et vous reboostera.
Pour surfer sur toutes les épreuves de la vie, vous aurez besoin d’un corps solide, des émotions reconnues et d’un mental résistant. Lorsque que vous trouvez cette unité, cette harmonie,  en cultivant cette joie profonde pour vous, alors vous ouvrez le champs des possibles, pour jouer au plus juste votre rôle dans cette vie.

Le centre Shanti – Yoga, Ayurvéda et Culture Indienne, son équipe, Karine et Amir vous souhaitent une très belle renaissance avec l’arrivée du printemps.


Janvier 20172017 = 2+0+1+7 = 10 = 1 soit le commencement d’un nouveau cycle, et d’une nouvelle décennie selon la numérologie et la science védique.
Nouveau projet, nouvelle aventure dans le chemin de la Vérité, de l’Unité et de l’Harmonie.
Sri Aurobindo rappelle le rôle primordial d’être sincère avec le Soi afin de vivre dans la Vérité, l’Unité et l’Harmonie avec soi-même et les autres. Ces objectifs de vie, passent par cette recherche intérieure, lumière intérieure qui, quand elle est contactée avec notre Soi, rejaillit justement sur les autres. A l’image du soleil caché par les nuages, nous avons parfois peur que cette lumière n’existe plus ou que nous ne la trouverons pas. Or ce soleil brille toujours, il est présent continuellement comme cette lumière à l’intérieur de nous. Elle reste vive et maintient sa clarté même devant les épreuves et l’adversité.

Fixez-vous un objectif simple tous les jours. Puis, quand ce dernier sera largement atteint, que vous serez prête et prêt, satisfaite et satisfait de vous-même, programmez-en un second, un peu plus grand encore, et continuez à avancer pas à pas vers votre Soi.
Une seule étincelle peut faire apparaître la flamme d’une allumette qui fera prendre vie à une bougie, deux bougies, trois etc…chaque bougie pouvant transmettre à son tour, sa flamme aux autres. Cette étincelle à la capacité de se transmettre  indéfiniment sans s’épuiser. Chaque effort provenant du coeur, à la fois juste et sincère, est couronné par des réussites encore plus grandes. Faire ce qui est juste pour soi et cela rejaillira sur les autres. Amour, Paix et Joie dans le coeur des hommes.

Nous vous souhaitons Karine, Amir et toute l’équipe du centre Shanti une merveilleuse année 2017 avec plein d’Amour et de Joie à partager.


Décembre 2016 : En cette fin d’année, l’heure est à la rencontre avec soi et par extension avec les autres. Le froid resserre les tissus, et doit nous permettre de resserrer les liens avec soi-même et autrui.
A chaque instant nous construisons notre vie. Nous faisons des choix qui orientent notre chemin, et le discernement nous permet d’orienter ces choix le plus justement possible vers ce qui nous apporte la joie. L’essentiel est de croire en notre potentiel de transformation : s’aimer, s’apprécier, prendre soin de soi et notre chemin s’illumine devant nous.
Nous vous souhaitons une belle recherche de vérité vers la joie.

Excellentes fêtes de fin d’année.

Shanti.


Octobre 2014 : Le Système Hatha Yoga selon la pensée de Sri Aurobindo (1872-1950), philosophe, poète, écrivain spiritualiste. Il a développé une approche nouvelle du yoga, le Yoga intégral.

Sri AUROBINDO       Le Hatha yoga est un système puissant, mais difficile et onéreux (en temps et en énergie), dont tout le principe d’action se fonde sur l’étroite relation entre le corps et l’âme. Le corps est la clef, le corps contient le double secret de l’esclavage et la délivrance ; de la faiblesse animale et du pouvoir divin ; de l’obscurcissement du mental et de l’âme, et de leur illumination ; de la sujétion à la douleur et aux limites, de la maîtrise de soi ; de la mort et de l’immortalité. Pour le hatha-yogi , le corps n’est pas une vulgaire masse de matière vivante, mais un pont mystique entre l’être spirituel et l’être physique. Pourtant, s’il parle toujours du corps physique et en fait le fondement de ses pratiques, le hatha-yogi ne le voit pas du même oeil que l’anatomiste ni le physiologiste, mais le décrit et l’explique en un langage qui se réfère au corps subtils derrière l’organisme physique. En fait, bien que le hatha yogi lui-même n’emploierait pas ce langage, le but du Hatha Yoga tout entier peut se résumer ainsi : un ensemble de procédés scientifiques qui tente de donner à l’âme dans le corps physique le pouvoir, la lumière, la pureté, la liberté et toute la gamme ascendante des expériences spirituelles qui lui seraient naturellement accessibles si elle demeurait ici-bas dans un corps subtils et dans un véhicule causal développé.

       Qualifier de scientifiques les procédés du Hatha-yoga peut sembler étrange à ceux qui associent l’idée de science aux seuls phénomènes superficiels de l’univers physique et en excluent tout ce qui se trouve par-derrière ; mais ces procédés se fondent, eux aussi, sur l’expérience précise de certains lois et de leur fonctionnement, et, si on les applique correctement, ils donnent des résultats bien prouvés.

       Toutes les méthodes de yoga suivent 3 principes pratiques : la purification, la concentration, la libération.

       Les 2 moyens principaux de cette discipline physique (les autres étant de simples accessoires) sont l’âsana, qui habitue le corps à certaines attitudes d’immobilité, et le prânâyâma, ou exercices respiratoires, qui règle la direction ou l’arrêt des courants d’énergie vitale dans le corps. L’être physique est l’instrument ; mais l’être physique est composé de 2 éléments : physique et vital – le corps qui est la base de l’instrument apparent, et l’énergie devine, prâna, qui est le pouvoir de l’instrument réel. Ces 2 instruments sont maintenant nos maîtres. Nous sommes soumis au corps, nous sommes soumis à l’énergie de vie et, bien que nous soyons des âmes et des êtres mentaux, nous ne pouvons poser pour leurs maîtres qu’à un degré très limité. (note : le Hatha Yoga ne s’interrésant pas à l’élèment ‘mental’)

Le système Hatha Yoga de l’âsana repose sur 2 idées profondes d’ou découlent de nombreuses implications pratiques. La première est l’idée du contrôle de l’immobilité , la seconde, celle du pouvoir de l’immobilité. Le pouvoir de l’immobilité physique est aussi important dans le Hatha Yoga que l’est le pouvoir de l’immobilité mental dans le méditation. Cette passivité yoguique, que ce soit celle du mental ou du corps, est la condition de la plus haute augmentation d’énergie, de la plus haute possession d’énergie et contenance d’énergie. L’activité normale de notre mental est en grande partie faite d’une agitation désordonnée, elle est pleine de gaspillage et de rapides dépenses d’énergies en toutes sortes d’essais dont bien peu servent aux opérations d’une volonté maîtresse d’elle-même. L’activité de notre corps est faite de cette même agitation.
C’est le signe d’une constante incapacité du corps à retenir l’énergie, fût-ce l’énergie de vie limitée qui entre en lui ou s’y engendre, et, par conséquence, d’une dissipation générale de la force prânique dont un élément tout à fait infime sert à une activité ordonnée et bien économisée. Il en résulte que les échanges et l’équilibre entre les énergies vitales qui agissent sur lui du dehors, doivent subir un rééquilibrage constant et précaire, un ajustement qui peut à tout moment se dérégler. Chaque obstruction, chaque défaut, chaque excès, chaque lésion engendre des impuretés et des désordres. Le haha-yogi doit donc créer un équilibre anormal dans l’état du corps et dans l’action de l’énergie de vie ; « anormal », non pas au sens d’un désordre plus grand, mais d’une supériorité et d’une maîtrise de soi.
Le premier but de l’immobilité de l’âsana est de se débarrasser de l’agitation que nous infligeons au corps et de l’obliger à conserver l’énergie prânique au lieu de la dissiper et de la gaspiller. L’expérience pratique de l’âsana prouve qu’elle ne produit pas une cessation ni diminution d’énergie par inertie, mais un grand accroissement de force, une circulation de force et un influx plus grands, un immense pouvoir sur la santé.
Cependant, toute cette perfection des résultants de l’âsana et du prânâyâma représente simplement un pouvoir physique de base et une première liberté. L’utilisation supérieure du Hatha Yoga dépend plus particulièrement du prânâyâma. L’âsana s’occupe surtout de la partie la plus matérielle de l’ensemble physique, bien qu’ici aussi il ait besoin du support de de l’autre ; le prânâyâma, partant de l’immobilité et de l’empire de soi que donne l’asana, s’occupe plus directement des parties subtiles ou vitales, du système nerveux. Il y parvient par divers réglages de la respiration, commençant par égaliser l’inspiration et l’expiration, puis réglant l’une et l’autre sur des rythmes très divers avec un intervalle de rétention du souffle. Finalement, retenir le souffle – ce qui demande tout d’abord un certain effort – et même arrêter la respiration deviennent aussi faciles et semblent aussi naturels que l’inspiration et l’expiration constantes auxquelles nous sommes normalement habitués. Mais le premier but du prânâyâma est de purifier le système nerveux en faisant circuler l’energie de vie à travers tous les nerfs sans obstructions, sans désordre ni irrégularité, et acquérir un contrôle complet du fonctionnement de l’énergie afin que le mental et la volonté de l’âme qui habite le corps ne soient plus soumis au corps et à la vie ni à leurs limitations conjuguées. Il est connu, et c’est un fait bien établi dans notre physiologie, que ces exercices respiratoires ont le pouvoir d’amener dans le système nerveux un état purifié et non obstrué.(…) Ainsi, une maîtrise complète du corps et de la vie, leur utilisation volontaire et efficace fondée sur une purification de leurs fonctionnements, telle est la base sur laquelle peuvent s’édifier les desseins supérieurs du Hatha yoga.

Extrait de SRI AUROBINDO – La synthèse des yogas II (achat)